Historique
Suite un processus de conceptualisation et de développement initié par un groupe de bénévoles en 1999, la Réserve de biosphère de Fundy fut désignée par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) le 21 septembre 2007. Elle s'est joint à un réseau de 15 réserves de biosphères à travers le Canada et 531 réserves à travers le monde.
Le « Comité de Planification », étant le groupe principal qui s’est formé dans le but d’obtenir la désignation de l’UNESCO, à choisit « l’Initiative de la Réserve de biosphère de Fundy (IRBF) comme nom de leur projet. Le comité s’est rencontrée à des intervalles réguliers afin d’établir les concepts de base du projet et afin de se familiariser d’avantage avec le Programme sur l’Homme et la biosphère par l’UNESCO. De même, de nombreux autres sites de biosphère on fait l’objet de visites dans l’Est du Canada. Le groupe s’est aussi associé à l’Association canadienne des réserves de la biosphère (ACRB) qui offrait également de l’information essentielle quant aux stages formatifs et à l’accès aux matériaux-ressources qui ont guidé le développement de l’initiative au Nouveau-Brunswick. Suite au développement d’une stratégie initiale, le comité de planification à commencé à sensibiliser les parties prenantes qui consistaient des communautés, de groupes de conservation, de secteurs de ressources, d’institutions académiques, de départements du gouvernement senior, d’agences de recherche et de surveillance, de responsables de l’orientation des politiques ainsi que des scientifiques. Le réseau de coopération d’agences et d’individus qui fut élaboré est considéré comme un tremplin ayant facilité l’acquisition de la désignation de site Biosphère de l’UNESCO.

La région pour la biosphère,dont a suggéré le comité de planification, consiste en des terrains humides et des zones côtières qui s’étendent de St. Martins jusqu’au marais de Tantramar et qui s’écoulent dans la portion supérieure de la Baie de Fundy. Ce qui rend la région unique sont les formations géologiques, les écosystèmes terrestres et marins, l'héritage culturel ainsi qu’une combinaison de communautés rurales et de régions urbaines. La région est également composée de plusieurs régions protégées, de régions dévouées à la conservation et de régions qui profitent d’une gestion particulière.Tout cela facilite ainsi la catégorisation de la terre dans une zone centrale, des zones tampons et des régions de transition, tel qu’exigé par l’UNESCO(voir la carte). La stratégie initiale d’un programme de sensibilisation et de communication, développée par le comité de planification, se concentrait sur les principes et standards établis par l’UNESCO afin de guider l’établissement et le fonctionnement des sites mondiaux de biosphères. Bien que l’intention d'obtenir la désignation de l’UNESCO était principalement pour apporter une reconnaissance aux écosystèmes spéciaux, aux paysages, à l’héritage et aux initiatives de développement soutenable dans le monde, cette désignation avait également le potentiel de rehausser le profil de la région à l’échelle nationale et internationale ainsi qu’aider au niveau du développement économique viable. Ainsi, l’IRFB a noté, lors de présentations et de communications, que parmi ses objectifs, elle encourageait l’investissement dans le secteur public et privé, elle attirerait de l’expertise technique, et elle permettrait aux scientifiques et aux gérants de ressources de participer au développement de stratégies viables.
Tout au long du processus de développement, le comité de planification a fait un grand effort afin de communiquer que l’IRBF proposée travaillerait à remplir trois fonctions qui sont complémentaires et qui se renforcent mutuellement :
• Une fonction de conservation - pour contribuer à la conservation des paysages, écosystèmes, espèces, et variations génétiques.
• Une fonction de développement - pour promouvoir un développement économique et humain qui est socialement, culturellement et écologiquement soutenable.
• Une fonction de soutien - pour offrir un réseau de recherche, de surveillance, d’éducation et d’échange d’informations liés aux enjeux de conservation et de développement soit du niveau local ou global.
En se basant sur ces fonctions principales, le comité de planification a évolué la vision envisagée pour la Réserve de biosphère de Fundy et a basé la proposition soumise à l’UNESCO sur :
• La reconnaissance d’une portion spéciale du paysage du Canada atlantique maritime et des attributs uniques de la Baie de Fundy.
• La reconnaissance de l’histoire et de l’identité culturelle dans la région, et à l’intérieur du Canada.
• La reconnaissance des engagements passés et en cours des résidents, des responsables d’élaboration politiques, des secteurs de ressources et des scientifiques dans leur quête continuelle qui vise à améliorer la viabilité intergénérationnelle.
Le document de désignation développé par le comité de planification de l’IRBF a fait l’objet de plusieurs corrections par les parties prenantes, les communautés, des groupes de ressources, et des responsables d’élaboration politiques et scientifiques. Le groupe de parties prenantes et le comité de planification ont établi un conseil d’administration par intérim à l’automne 2006 et l’approbation fut donnée pour continuer avec le processus de nomination par le biais de l’UNESCO au niveau international.
Le processus de révision des propositions a été mené par diverses parties prenantes, 16 communautés individuelles à l’intérieur de la région proposée de la RBF, cinq départements gouvernementaux provinciaux, la Commission canadienne de l’UNESCO de même qu’un comité national de révision administré par le bureau chef de l’UNESCO à Paris, France.
Le conseil d’administration soumit une proposition à l’UNESCO à l’été 2007 et la désignation fut obtenue à l’automne 2007. Une conférence de presse jumelée fut tenue par le réseau des parties prenantes de l’RBF et le gouvernement provincial du Nouveau-Brunswick, représenté par le ministère de l’Environnement, afin d’annoncer officiellement la désignation de l’UNESCO en novembre 2007. Suivant cette annonce, le conseil d’administration procéda à établir un modèle de gouvernance, à identifier le personnel ainsi que leurs responsabilités, établir un plan de travail à court terme et planifier une levée de fonds de même qu’une stratégie de communication.
Suite à la désignation officielle par l’UNESCO, le nom officiel du projet de la région est devenue la Réserve de Biosphère de Fundy (RBF) and le nom de l’organisation devint le Réseau régional de la réserve de biosphère de Fundy (RRRBF).
